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Description du blog :
atelier 07-08
Catégorie :
Blog Religion
Date de création :
10.02.2008
Dernière mise à jour :
19.03.2008
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Marie : Expansion

Posté le 19.03.2008 par synonymes

Après tout ce blanc vient le vert,
Le printemps vient après l’hiver :

Après le grand froid le soleil,
Après la neige vient le nid,
Après le noir vient le réveil,
L’histoire n’est jamais finie.

Après tout ce blanc vient le vert,
Le printemps vient après l’hiver,
Et après la pluie le beau temps.


Expansion de Marie

La neige a jeté son manteau immaculé sur les sommets, l’hiver est là. Le lent sablier de la saison froide laisse tomber ses grains.
Mais après tout ce blanc, les jours se mettent à croître et vient le vert qui tache cette couverture vierge. Le printemps s’annonce, il vient après une saison qui a endormi la faune et la flore, il vient, le printemps après l’hiver.
La lumière est de retour après le grand froid, le soleil gagne du terrain et, après la neige, offre aux animaux de réapparaître et de renaître, vient le temps des nids. Après le noir, vient le réveil du monde des vivants. La renaissance est d’actualité, la sève monte, les ours bruns se frottent les yeux. L’histoire n’est jamais finie.
Oui la faune sauvage et la faune domestique sont à la fête. Le joyeux temps de courir et de se reproduire est revenu. Après tout ce blanc, vient le vert, couleur de l’espérance, le moment de se vautrer dans la mousse et de grimper aux arbres feuillus. La nuit s’achève et le printemps vient après l’hiver, la fonte procure l’eau, source de vie, et après la pluie le beau temps. Finies les tempêtes, ce sera le temps des noisettes, des pâquerettes, des belettes, des chouettes et des biquettes !
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Mireille : Expansion

Posté le 19.03.2008 par synonymes
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Dans la nuit profonde
Un petit ruisseau
Baigne de son onde
Un bel arbrisseau
La belle Esclarmonde
Le franchit d’un saut
Dans un autre monde
Né de mon pinceau.


Expansion de Mireille

Le prince Perceval part à la recherche de l’Amour.
Après des heures de marche, il se trouve dans la nuit profonde à l’orée d’une forêt dense. Il ne voit plus où il pose les pieds. Alors il s’assied et écoute les bruits environnants. La douce musique d’un petit ruisseau lui fait dresser l’oreille. Il se relève et s’approche. Des brindilles crissent sous ses chausses. Entre les branches touffues la lune soudain brille. Perceval s’émerveille de la beauté du lieu. Le ruisselet baigne de son onde un bel arbrisseau aux bourgeons craquants. Perceval s’étend sur le tapis de mousse et s’endort bercé par le chant de l’eau sur les cailloux.
Dans ses songes, il voit, une jeune fille blonde, la belle Esclarmonde, s’approcher du lit de la rivière. Elle le franchit d’un saut léger. Puis elle se penche au-dessus de lui et dépose un chaste baiser sur son front.
Perceval se réveille, il est seul, il a rêvé ! Hélas, l’Amour n’est pas au rendez-vous…
Mais non, suis-je sotte, nous sommes dans un autre monde, né de mon pinceau ou plutôt de ma plume !
La fin de mon histoire sera donc celle-ci : Perceval ouvre les yeux, la princesse est là devant lui à le regarder radieuse. Ils se marièrent et eurent beaucoup d’enfants !
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Mireille : un objet parle

Posté le 10.02.2008 par synonymes
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Un saucisson à l’étal depuis un certain temps

Non, ce n’est pas possible, il se décide enfin à me vendre ?
Erreur d’interprétation, il voulait simplement me pousser un peu pour saisir un saucisson beaucoup plus frais que moi.
Cela m’étonnait aussi, car je ne pense pas être très appétissant, cela fait trop longtemps que je traîne sur cet étal. Monsieur Robert m’emporte (et oui, pour un saucisson on dit emporte et non emmène, même quand il parle !), sur tous les marchés de la région depuis quelques temps déjà. La banlieue de Lyon, je la connais par cœur ! Logiquement je devrais être déjà vendu, mais, allez savoir pourquoi, je suis un laissé pour compte et je rentre au bercail chaque soir. Je me refais une santé dans la chambre froide et c’est reparti pour un tour dès le lendemain matin. Je me retrouve alors accroché à l’air libre en compagnie de nouveaux saucissons largement plus fringant que votre serviteur…
Pour comble de malchance aujourd’hui le temps tourne à l’orage ce qui ne me convient guère. Je transpire à grosses gouttes. Ma peau est dans un état pitoyable et je crois que je commence à sentir !
L’autre andouille à côté de moi m’a fait une réflexion désagréable sur mon odeur corporelle. Pour qui se prend-elle ? Depuis qu’elle a entendu dire qu’elle faisait partie de la charcuterie de luxe elle ne se sent plus ! Elle m’a fait comprendre que les saucissons eux n’étaient destinés qu’à des prolos pour leurs sandwiches. Pour le bas de gamme, je ne dis pas, mais en ce qui me concerne, vu mon prix je pense qu’elle se trompe : moi, on me déguste dans la haute société. Enfin, on m’aurait dégusté si on m’avait acheté dans mon bel âge ! Parce que, maintenant, il y a une très forte probabilité pour qu’on me recrache avec dégoût…
Je me pose une question existentielle. Est-ce que, malgré mes problèmes cutanés, monsieur Robert aurait le culot de me « refiler » sans vergogne à un quidam à la vue et à l’odorat affaiblis par l’âge ? Je crains que oui. La semaine dernière je l’ai entendu affirmé avec aplomb que la tête de veau vinaigrette était du jour alors que je savais qu’il la baladait déjà depuis le début de la semaine ! Dans ces conditions comment ne pas douter de son honnêteté ?
Les clients se font plus rares, la matinée va s’achever sans changement notable en ce qui me concerne. A part le fait que je suis de moins en moins affriolant et de plus en plus repoussant. Même moi je commence à me gêner ! Les fromages de l’étal d’à côté me regardent d’un sale œil et reniflent avec dédain dans ma direction.
Le patron commence à ranger la marchandise. Il décroche les jambons, ferme les couvercles des boîtes de pâté. Il ne reste qu’un fond de vinaigrette dans la jatte qui contenait la tête de veau. Il faut croire que ma tête était moins avenante que la sienne. Je tente de plaisanter mais finalement j’en ai plutôt gros sur le cœur, j’aurais tellement aimé plaire et être apprécié…
Mais que se passe-t-il ?
Pourquoi monsieur Robert ne m’a-t-il pas rangé avec les collègues ? C’est étrange. Cet oubli m’interpelle ! Ah, voilà, il répare son erreur. Il m’attrape par la ficelle. Non, ce n’est pas vrai ! Il vient de me projeter sans ménagement dans une immense poubelle !
Moi, un Jésus de Lyon je me retrouve coincé parmi les immondices entre une religieuse au chocolat et un pet de nonne rance !
Au secours, sauvez-moi, je veux sortir !
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